Baraka (1992) puis Samsara (2011) de Ron Fricke

Deux films non narratifs qui poussent le spectateur a réfléchir à la place de l’humain sur la Terre. Ce kaléidoscope grandiose interroge sur la relation entre l’homme et la nature…

Sur les chemins de l’Ecole (2013) de Pascal Plisson

A regarder en famille pour évoquer l’éducation comme le privilège qu’elle est ! Des enfants de 11 ans aux 4 coins du monde luttent pour avoir le droit à l’enseignement. Ils y consacrent beaucoup de temps et des efforts physiques conséquents. Ils se mettent même parfois en danger car ils ont compris que c’est la seule chose à leur disposition pour vivre autrement. La photo est belle et le propos intéressant pour toute la famille !

Le Sel de la Terre (2014) de Wim Wenders & J.R. Salgado

Le parcours du photographe Sebastião Salgado, à la fois journaliste, militant, chercheur et artiste. En 1969, il s’installe en France pour fuir  la dictature brésilienne puis travaille dans le monde entier. Son travail de photo-reporter est largement publié pour dévoiler au monde l’horreur des conflits et les disgrâces de la misère grâce à un esthétisme en noir et blanc. Il rentre finalement en 1998 sur ses terres natales pour un vaste et long projet écologique qu’il poursuit en images. Son oeuvre, parfois difficile à regarder, interroge sur l’éthique de l’image. Reporter Sans Frontières lui consacre en outre son édition 2016  » 100 photos pour la liberté de la presse ».

La glace et le ciel (2015) de Luc Jaquet

Luc Jacquet met en scène l’aventure de Claude Lorius, parti en 1957 étudier les glaces de l’Antarctique. Certes, le message écologique est écrit en majuscule et ça fait froid dans le dos… Mais on s’attache aussi au parcours hors-du-commun d’un homme de science et d’aventure, consacrée à percer les secrets bien gardés du climat. Ce film a été présenté en clôture du Festival de Cannes 2015 mais n’a malheureusement pas eu le retentissement mérité, malgré la valeur du message et la beauté des images.

Les Pépites (2016) de Xavier de Lausanne

C’est l’histoire de la fondation de l’association « Pour un sourire d’enfant » à Phnom-Penh au Cambodge. Les personnages sont attachants, la narration émouvante et le propos plutôt pudique et chargé d’espoir, malgré les difficultés au jour le jour de tous ces enfants. Le documentaire est bien filmé et bien construit avec les interview de ces jeunes adultes qui racontent leur enfance. L’association leur a permis de quitter la décharge à ciel ouvert de la capitale cambodgienne, à l’origine de la mobilisation du couple de français qui a fondé « Pour un sourire d’enfant ». Parcours époustouflant !

Camille (2019) de Boris Lojkine

C’est l’histoire brève et vraie de Camille Lepage, une jeune photographe tuée par les Séléka en Centrafrique en mai 2014, alors qu’elle accompagnait un groupe de miliciens anti-Balaka sur lesquels elle réalisait un reportage photo. Mais c’est surtout une réflexion sur ce qu’est le métier de photographe. Et c’est enfin une démonstration des travers du journalisme de guerre avec son immédiateté et son sensationnalisme, à l’opposé de ce que cette jeune femme souhaitait montrer.

Pour Sama (2019) de Waad Al-Kateab

Pour Sama n’est pas seulement un film, c’est le récit de la vie de sa réalisatrice. Comme tant d’autres activistes, elle a commencé à filmer les manifestations syriennes tout en continuant à vivre sa propre vie. Elle s’est mariée et a eu un enfant. Ce documentaire retrace son quotidien en tant que mère et femme de médecin dans le dernier hôpital d’Alep assiégé par l’armée syrienne en 2016.

Papicha (2019) de Mounia Meddour

De jeunes femmes étudiant et s’amusant dans une cité universitaire d’Alger dans les années 90. Nedjma a un hobby : elle dessine et crée des robes pour ses amies. Mais c’est le coeur de la « décennie noire » avec l’intégrisme montant et l’oppression qui s’immisce dans toutes les activités du quotidien. Ce film est lumineux autant qu’il est noir, il parle de militantisme jamais le nommer.