LES VOLCANS DU SUD LIPEZ

Titicaca, Licancabur, Uyuni… Des noms d’ailleurs nous évoquant des paysages spectaculaires : le désert, la montagne, les volcans, etc. Tout ce qui nous meut et nous émeut en fait ! Nous avons donc parcouru pendant 3 semaines l’altiplano bolivien, une plaine d’altitude nichée dans la Cordillère des Andes. Voici notre itinéraire, à parcourir ci-dessous :

  • La Paz, cuvette-capitale
  • Lac Titicaca, acclimatation
  • Cordillère Royale, col à 5000
  • Volcan Tunupa, coup de cœur
  • Salar d’Uyuni, étape obligatoire
  • Sud Lipez, volcans et lagunas
  • Sa majesté le Licancabur !
  • Objectif Uturuncu, 6008 mètres

Arrivée à La Paz

La Paz, capitale de la Bolivie, est une ville dense d’un million d’âmes, concentrée dans un creux du relief andin à 3650 mètres d’altitude. Cette cuvette est desservie par plusieurs téléphériques depuis l’Altiplano où se trouve l’aéroport international le plus haut du monde (4060 mètres d’altitude). Vue d’en haut, la ville est impressionnante, dominée par le majestueux Illimani !

Nous profitons de ce premier jour pour déambuler dans la ville très animée car c’est dimanche. Danseurs, vendeurs de glaces ou boissons multicolores et badauds profitent du soleil. Un tour au marché est toujours très instructifs quand aux assiettes qui nous attendent

La pomme de terre est l’un des aliments de base en Bolivie, le plus souvent vendue déshydratée au marché. C’est moins cher, plus facile à conserver mais moins bon que frais !

Sur la route du lac Titicaca

Un arrêt à Tiwanaku s’impose. Ce site pré-inca classé à l’Unesco a été le berceau de la civilisation éponyme installée sur les rives du lac Titicaca du Ve au XIe siècle. Nous parcourons les ruines : le temple de Kalasasaya, les statues monolithiques, la pyramide d’Akapana. Tiwanaku est encore  un lieu de célébration pour les Boliviens qui s’y réunissent notamment lors du solstice d’été.

Acclimatation à Copacabana

Sur les rives du lac Titicaca, voici Copacabana depuis le sommet de la balade Cerro El Calvario.  Gravir ce chemin de croix a été notre premier effort… Nous sommes à 3800 mètres d’altitude, le souffle est court et il faut adapter le pas et les bavardages à ces nouvelles conditions. Pour le ravitaillement, une bouteille d’Inca Kola – de couleur jaune – pour les amateurs !

Cette bourgade colorée de Bolivie aurait donné son nom à la célèbre plage de Rio de Janeiro. En effet, une statue en bois de la vierge aurait été sculptée ici et offerte à une paroisse brésilienne. La vierge de ce Copacabana aurait transmis son nom à son quartier d’adoption…

Escapade à l’île du Soleil

Quelques heures de balade nous permettent d’apprécier la vie à la campagne sur les rives du lac Titicaca, frontière naturelle avec le Pérou. Travaux agricoles et jeux d’enfants rythment notre parcours. Parmi les cultures, les champs de fèves sont les plus nombreux à cette altitude. 

Depuis un petit embarcadère, nous traversons en direction de l’Isla del Sol pour un déjeuner « avec vue » ! Sur les rives du lac, ce sont les reliefs de la Cordillère Royale qui se dessinent. Nous nous régalons de racines locales avant une brève visite du site pré-inca de Pilkokaina avec Edwin.

Au menu ce midi, exclusivement des légumes locaux : maïs, fèves, ocas et pommes de terre qui poussent sur l’Isla del Sol. Et voici aussi quelques autres repas du périple !

Direction la Cordillère Royale

En route pour le village de Tuni niché dans la Cordillère Royale à 4300 mètres d’altitude. Sur la route, camélidés divers et autruches peuvent traverser , il faut donc ouvrir l’œil ! A la tombée du soir alors que l’orage approche, nous découvrons les premiers champs de quinoa.

Objectif 5000…

En quittant le village de Tuni, nous pressons le pas autour du lac pour faire des photos mais nous comprenons vite que nous devons changer de tempo. Le souffle court, nous peinons à rejoindre notre guide ! Le paysage se transforme en prairies de haute altitude puis en pierriers. Nous adoptons un pas lent et régulier pour reprendre notre souffle puis trouver la cadence. Dans notre dos, le Huayna Potosi enneigé domine la Cordillère Royale… 

Enfin le col Aguja Negra ! Seulement 700 mètres de dénivelé mais une bonne leçon. Sur le col, nous profitons du paysage à 360° et reprenons nos esprits : nous sommes à 5000 mètres d’altitude ! Face à nous, le glacier Condoriri et son lac dont nous prenons la direction. A la descente, le pas est plus léger, nous observons la faune locale avec plaisir !

Ce sont les seuls troupeaux d’alpagas (ci-dessous) que nous verrons en Bolivie. Ici, dans la Cordillère Royale, l’eau est très présente et ils aiment beaucoup se baigner. Plus fragiles que les lamas, ils ne sont pas acclimateés au territoire aride du Sud Lipez et ne peuvent pas servir de bêtes de somme. Il sont donc essentiellement élevés pour la laine, qu’ils produisent en quantité et en qualité constante, de couleur uniforme.  

Sur la route… 

Après avoir refait le plein de nourriture et d’essence, nous partons en autonomie pour 12 jours.  La route devient rapidement une piste, nous dégonflons les pneus pour entrer au royaume des lamas. Les bergers reconnaissent leurs animaux à leurs pompons. Ces camélidés domestiques voisinent dans l’immensité andine avec les vigognes, leurs cousines sauvages.

Quelques champs de quinoa se dressent encore mais la récolte est en cours. Il existe du quinoa blanc, rouge ou noir. Les tiges coupées sèchent dans les champs avant d’être battues et ventées sur place pour ne récolter que le précieux grain. Un détour pour voir un… cratère de météorite ? Quelque en soit l’origine, ce rond parfait devenu lac rose est une opportunité pour le bétail !

La vigogne est un camélidé de Bolivie, comme les lamas et alpagas. Vivant à l’état sauvage, elle est chassée une fois l’an pour être tondue puis relâchée. Sa laine est la plus recherchée et la plus chère des trois, c’est l’une des laines les plus douces et les plus chaudes.

Nous abordons le salar d’Uyuni alors que le soleil baisse. Après avoir découvert la pimpante chambre d’hôte de Lupe à Jirira, nous profitons des couleurs du crépuscule en foulant l’immensité blanche pour la première fois, un verre de pétillant bolivien Alto Sama à la main…

La Tunupa, belvédère volcanique

C’est bien avant l’aube que nous enfilons doudounes et frontales pour quitter Jirira à pieds et  commencer l’ascension du majestueux volcan qui domine le nord du salar d’Uyuni à 5300 mètres d’altitude. Partis de 3700 mètres d’atitude, nous avons retenu la leçon et le rythme est lent. Les flancs du volcan Tunupa sont d’abord couverts de pajas bravas, ces touffes d’herbes dorées emblématiques de l’Altiplano bolivien. 

Le soleil est déjà haut quand nous atteignons le belvédère à 4700 metrès face au volcan. Derrière nous, le village de Jirira est minuscule au bord de l’immense salar de Uyuni. Nous immortalisons ce cratère éventré et coloré tout en reprenant des forces… L’ascension continue et le salar encore partiellement inondé s’étend à perte de vue derrière nous.

Alors que nous grimpons vers le sommet, la végétation a presque disparu, seules de grosses masses vertes persistent. Ce sont des yareta, mousses millénaires qui colonisent les rochers à raison d’un millimètre par an. Elles sont résineuses et denses, étranges ! Nous choisissons de stopper notre ascension à 4900 mètres environ car le sol est vertical, gelé par endroits et très instable ailleurs. Les conditions de sécurité/plaisir ne sont donc plus réunies !

Sur le salar de Uyuni 

Le plus vaste désert de sel au monde s’étend sur 12.200 km² suite à l’assèchement du lac Minchin au cœur de la Cordillère des Andes. A 3670 mètres d’altitude, la couche de sel pouvant atteindre 120 mètres d’épaisseur recouvre couches calcaires, minéraux et sédiments lacustres, ainsi que 40% des réserves mondiales de lithium, dont l’exploitation ne fait que commencer.

Direction plein sud pour traverser le salar de part en part ! A l’aube, le paysage est spectaculaire. Le sel est très humide et les jeux de miroirs sont splendides. 

Après avoir commencé à pieds, nous grimpons en voiture. Quelques vigognes égarées sur le sel nous saluent au pied du volcan Tunupa alors que nous filons droit dans l’univers blanc du salar d’Uyuni. Aucun balisage et aucun trace à l’horizon…

Première escale sur l’Isla Lomo Pescado. Cet îlot de verdure désert est ainsi nommé car il a la forme d’un poisson, parait-il. Nous traversons l’île à pieds (ça grimpe !) pour se dégourdir les jambes et profiter du panorama. Les cactées géants sont les seuls habitants de l’île.

Seconde escale sur le salar d’Uyuni, l’île Incahuasi, étape classique de tous les tours partant d’Uyuni. Tout y est prêt pour le tourisme… Un « parking », une aire de pique-nique avec tables et bancs en sel, un sentier aménagé parcourant une petite partie de ses 24 hectares et même un petit musée, des sanitaires et une boutique. Bien trop fréquentée pour nous qui n’avons vu personne depuis plus d’une semaine, bien que nous ne soyons que quelques dizaines sur place …

Nous sortons au sud du salar d’Uyuni où le sol est encore inondé, ce qui rend la conduite sportive à cause du risque d’enlisement. Le paysage est fantastique mais nous ne pouvons pas nous arrêter, au risque de ne pas repartir ! 

Le Sud Lipez entre volcans et lagunas

Après avoir passé la nuit dans un hôtel de sel tenu par Sylvia à San Juan de Rosario, nous franchissons le salar de Chiguana, moins spectaculaire que celui d’Uyuni car la croûte de sel est moins uniforme. Nous longeons ensuite la voie ferrée avec le volcan Tomasamil en toile de fond.

Autrefois, les trains descendaient jusqu’au Chili mais ils s’arrêtent maintenant à Uyuni, où les vestiges de l’histoire ferroviaire locale rouillent au soleil. Ce site où nous nous arrêterons en remontant vers La Paz, nous laissera froid. Quand à la ville d’Uyuni, c’est en fait une base touristique pour la découverte du salar : agences, hôtels, restaurants et magasins de souvenirs… Un plein d’essence et on s’en va !

Cap au sud en longeant la  chaîne des volcans qui marque la frontière avec le Chili. Parmi la multitude de cônes et cratères, mention spéciale au relief torturé du Volcan Caquella : tête coupée et corps éventré… Plus loin, le volcan actif Ollagüe émet de petits panaches de fumée ! Autre particularité sur notre route : la Laguna Chiar Khota (= noire en Aymara) est totalement déserte car son taux de soufre la rend toxique.

Puis les paysages de carte postale de l’Altiplano prennent forme sous nos yeux. Le volcan Cañapa et sa lagune où nous rencontrons les premiers flamants andins. La laguna Hedionda (= puante en Aymara) où les flamands roses sont très nombreux.

Parmi les 3 espèces locales, les flamands andins, hauts sur pattes, sont reconnaissables à leur bec jaune et leur queue noire. Les flamands de James sont quant à eux plus bas et à queue rose.

Le désert de Siloli

Malgré ses 4700 mètres d’altitude, le désert de Siloli est dominé par la haute chaîne volcanique traversant le Sud Lipez. Ce désert est l’une des portes d’entrée de la réserve nationale de la faune andine Eduardo Avaroa et il est connu pour ses nombreuses formations géomorphologiques comme Árbol de Piedra. Il a par ailleurs été parcouru lors des Paris-Dakar courus en Amérique latine.

Dans le canyon des Incas, le gel fait éclater les roches et les yaretas millénaires sont la seule végétation. Étrangement, la faune est bien présente, les vigognes s’adaptent à l’altitude et les viscaches, ces rongeurs andins ressemblant à de gros lapins, vivent en colonie dans les amas rocheux.

La Laguna Colorada

Le cône parfait du volcan Pabellona domine la vaste laguna Colorada qui doit sa notoriété à sa couleur rose et à la présence massive de flamants tout aussi roses. C’est le Dunaliella Salina, un micro-organisme dont les oiseaux se nourrissent, qui colore leur plumage et l’eau de la lagune. Peu profonde et bordée par quelques sources chaudes, elle est le cadre de vie idéal pour cette colonie de plusieurs milliers d’individus regroupant flamants andins et flamants de James.

Campo de Sol de Mañana

Le volcanisme est omniprésent en Bolivie mais pas très actif jusqu’alors, à part le panache de fumée de l’Ollagüe… C’est donc un vrai plaisir d’arriver sur le Campo de Sol de Mañana qui sent fort le soufre et regroupe quelques manifestations volcaniques actives : bains bouillonnants, projections de boues,  geyser de vapeur et solfatares. 

A l’approche du Licancabur

En direction de la frontière chilienne au sud ouest du pays, pause ludique aux Thermes de Polques… Ces deux bassins ont été aménagés au bord de la laguna Salada, à l’endroit où le volcan Polques chauffe ces eaux à plus de 30°C. L’air est frais mais une fois dans l’eau, c’est un vrai bonheur…

La route continue à travers le désert de Dali, paysage surréaliste aux couleurs intenses puis nous franchissons le relief pour découvrir la laguna Verde, dominée par le Licancabur. Sur ces plateaux arides, le renard andin et les vigognes sont encore là où on ne les attend pas !

Ascension du Licancabur – 5916 mètres

Il fait très froid au refuge et nous sommes ravis de partir dès 2 heures du matin. Dans le véhicule qui nous amène au pied du volcan, le caisson hyperbare nous rappelle que cette ascension à 5916 mètres n’est pas une promenade de santé. Il fait nuit noire et un froid de canard, nous sommes en mode automatique : serrer ses lacets, régler ses bâtons puis ajuster cache-nez, lampe et bonnet avant d’enfiler ses gants. Dans le sac à dos, la gourde est remplie d’eau bouillante pour ne pas geler.

C’est parti sur les flancs rocheux et instables du volcan, frontales sur les pieds, un pas après l’autre, silence. Marcher la nuit est magique car on ne mesure ni le temps, ni l’altitude, ni la distance… 

 

Aux premiers rayons du soleil, nous constatons avec ravissement que nous avons bien avancé. Le vent est fort et glacial pour notre premier stop face à la Laguna Verde qui s’illumine… Puis les heures défilent avec des moments de découragements, quelques larmes et beaucoup de jurons… Nous marchons longtemps et lentement.

Après la fausse joie (une vraie déception) d’avoir atteint ce qui n’était qu’un anté-sommet, nous voici enfin tout en haut ! Le panorama à 360° est hérissé à perte de vue de dômes volcaniques, précédé par les lagunas Verde et Blanca. Au dela du cratère du Juriques, le volcan voisin à peine moins élevé (5704 mètres) s’étend le désert d’Atacama en territoire chilien.

On pourrait croire que le plus dur est fait mais c’est en cordée qu’il faut descendre et c’est une première !  Le pierrier est vertical sur plusieurs centaines de mètres et il faut se laisser aller avec le sol qui se dérobe sous nos pieds, tout en gardant la corde tendue entre nous. Un exercice d’équilibriste qui dure plus d’une heure !

Arrivés en bas du pierrier, pause nécessaire pour se remettre en jambes. Car si le sentier est maintenant presque dessiné, nous sommes fatigués et il reste encore de la marche ! Nous rentrerons finalement au refuge plus de 10 heures après notre départ… Exténués et fiers !

En route pour l’Uturuncu

Le Licancabur étant sur la frontière chilienne, nous revenons sur nos pas jusqu’aux bains thermaux bordant la laguna Salada où nous faisons une  halte matinale avant de traverser le  salar Challviri. A la laguna Kollipa, nous prenons le temps de découvrir l’exploitation du borax* avant de changer complètement de paysage.

* Le Borax est une poudre d’aspect salin, inodore et incolore qui se trouve en masses compactes à l’emplacement d’anciens lacs asséchés, où l’eau s’est évaporée en laissant des sels. Dasn le Sud Lipez, plusieurs lagunas en sont bordées. Ce minerai sert à tout, en médecine ou en métallurgie en passant par la chimie et l’agroalimentaire ! Décaper, ignifuger, souder, adoucir l’eau… C’est aussi un détergent et un antiseptique. Il est utilisé pour la décoration des porcelaines et dans les réacteurs nucléaires. Il entre dans la composition de certains verres et savons, additifs alimentaires et engrais. Le borax peut aussi être employé en photographie, galvanoplastie, tannerie, papeterie, blanchisserie,… Un indispensable méconnu (et cancérigène) exploité depuis toujours, essentiellement en Asie centrale et en Californie.

La végétation d’abord éparse devient plus dense au fur et à mesure de notre parcours. Le sommet enneigé de l’Uturuncu domine ce paysage qui se transforme rapidement pour devenir verdoyant. Ces marécages à l’herbe rase appelés bofedales devraient être le royaume des alpagas mais le vent semble les avoir chassé. Les autruches andines et les lamas occupent le terrain. Une balade « les pieds dans l’eau » dans un environnement très inattendu !

Nous arrivons tôt chez Juliano à Quetena Chico, un village reculé dominé par la plus haute montagne du Sud Lipez, Cerro Uturuncu. C’est notre objectif du lendemain et nous profitons de la soirée pour nous doucher (et ça fait bien longtemps que ce n’est pas arrivé) et préparer notre ascension qui commencera dans quelques heures, de nuit. Il faut notamment régler les crampons que nos hôtes nous prêtent, après avoir confirmé à nos guides que les conditions d’ascension ne seront pas idéales…

Ascension de l’Uturuncu – 6008 mètres

Nous empruntons très tôt l’une des plus hautes routes du monde qui s’arrête maintenant à 5500 mètres d’altitude. Cette route minière continuait jusqu’à 5800 mètres d’altitude à l’époque de l’exploitation du soufre mais son effondrement partiel aurait sonné le glas de cette industrie minière.  Il ne reste que 500 mètres de dénivelé à gravir à pied, dans le vent et le froid…

 

Il fait -13°C sous abri en descendant de voiture. Nous attaquons la face la moins enneigée mais nous sommes particulièrement exposés au vent. Quand nous ne pouvons plus éviter les plaques de neige gelée, nous sommes contraints de chausser les crampons. C’est un défi avec les doigts gourds et le souffle court. Enfin, parés et emmitouflés, nous crochetons la glace pour parcourir les derniers mètres qui nous séparent du sommet et son panorama sur les lagunes célestes.

Le retour est une promenade de santé par une raide pente d’éboulis fins. Nous passons pas un champ de fumerolles aux belles concrétions de soufre gelé avant de rejoindre le véhicule, fier d’avoir atteint notre toit du monde, 6008 mètres d’altitude !

Dernières découvertes

Autour de Mallcu, la vallée de Rocas est une gigantesque coulée de lave aux formes rocheuses originales. Ici se réfugièrent des résistants et il reste quelques traces d’une vie passée, des barricades et des tombeaux. Aujourd’hui, c’est le paradis des grimpeurs. La faune se fond dans ce relief chaotique, nous y trouvons des viscasches et des rapaces parmi les pajas bravas, de hautes touffes d’herbes dorées.

Non loin, une petit laguna isolée (Catal ou Negra, selon les sources) offre une des dernières haltes bucoliques de notre parcours. Les cours d’eau alentours restent gelés malgré les rayons du soleil.

Nous rejoignons finalement Alota, bourgade accueillant de nombreux touristes grâce (ou à cause) au Canyon de la Cascada tout proche. Le panorama depuis Peña Blanca est aussi spectaculaire qu’il est facile d’accès. Puis c’est la route du retour….

En bref…

Des souvenirs à haute altitude sans effet secondaire grâce aux tisanes de coca à toute heure.
Le majestueux cratère coloré du volcan Tunupa dominant le salar de Uyuni.
La fierté d’avoir gravi les volcans Licancabur (5916) & Uturuncu (6008) dans le froid et le vent. Un climat froid et aride mais des paysages qui font partie des plus beaux vus sur la planète !
Les animaux bien plus nombreux qu’espéré !

Bolivie – Mai 2018

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